SPENCER (H.)


SPENCER (H.)
SPENCER (H.)

L’œuvre du philosophe anglais Spencer, aujourd’hui délaissée, est inséparable de l’idéologie du progrès qui fut, au siècle dernier, celle d’une Europe à laquelle on a pu légitimement reprocher d’avoir confondu sa civilisation et la civilisation. Que les rapports qu’elle entretient avec un certain ethnocentrisme actuellement répudié lui aient beaucoup nui est évident: de la conception du devenir historique sur laquelle s’appuie l’anthropologie spencérienne est précisément né un portrait du primitif qui n’a pas manqué d’être vivement critiqué. Mais on ne peut réduire à cet unique tableau le monisme naturaliste de Spencer, qui, en voulant combler le fossé qui sépare les sciences de la nature des sciences de l’homme au moment même où celui-ci se creusait davantage, a écarté de sa synthèse, dont on peut dire qu’elle trouve en cette exclusion sa force et sa faiblesse, toute idée de discontinuité.

La genèse de la philosophie synthétique

Tour à tour instituteur dans l’école que dirigeait son père à Derby, où il naquit, ingénieur des chemins de fer, journaliste libéral au temps de l’agitation chartiste, Herbert Spencer, dont toute la carrière s’est déroulée en marge de l’Université, fait figure d’amateur de génie. Ses goûts, qui très tôt l’amenèrent à s’intéresser aux sciences exactes, plus particulièrement à la mécanique et à l’algèbre qu’il étudia au détriment de l’histoire et de la philosophie, le portèrent également vers la botanique, la géologie, la peinture, la musique, l’astronomie, la phrénologie même, pour laquelle il se passionna. De bonne heure cependant, l’idée lamarckienne d’un développement progressif de l’humanité orienta d’une façon décisive les recherches qu’il poursuivit très éclectiquement en les nourrissant de lectures abondantes, mais toujours fragmentaires. Dès 1852, date à laquelle il eut connaissance de la loi de Baer formulant le passage de l’homogène à l’hétérogène, la perspective évolutionniste où devait s’intégrer la série des Principes était en effet dégagée. La souscription organisée par ses amis, Tyndall, Huxley, Lubbock, Mill..., à la sollicitude desquels il doit la publication de ses œuvres, sans le libérer entièrement des soucis matériels, lui permit de se consacrer à une tâche qui fut soutenue par une grande partie de l’intelligentsia de son époque. À sa mort à Brighton, Spencer laissait une œuvre considérable intéressant à la fois la biologie, la psychologie, la sociologie et l’anthropologie, qui le range aux côtés de L. H. Morgan et E. B. Tylor parmi les fondateurs de l’évolutionnisme culturel et social du XIXe siècle.

Esquissé dans ses grandes lignes en janvier 1858, puis définitivement établi et publié en janvier 1960, le plan de la philosophie synthétique que Spencer devait suivre sans y apporter de retouches notables jusqu’au terme de son entreprise (1896) est issu d’une méditation sur les travaux qu’il avait donnés à partir de 1842 à différentes revues et dont la réunion a constitué la première série des Essais . L’Autobiographie , pour laquelle il commença à réunir les matériaux en 1875, indique qu’à ce moment de sa recherche son auteur avait discerné les liens qui unissent ses premiers articles au système de philosophie dont il avait déjà l’idée. Il devait, par la suite, reconnaître que l’évolutionnisme des Principes était inscrit dans le mouvement même de sa pensée qui l’avait conduit de l’idée indéfinie du progrès à l’idée définie d’évolution et que l’idée même d’évolution fut intimement liée à son expérience personnelle de l’intégration.

Les préoccupations d’ordre politique et éthique que révèlent les douze lettres, d’abord publiées dans le Nonconformist en 1842, puis rassemblées près de deux ans plus tard dans une brochure intitulée La Véritable Sphère du gouvernement (The Proper Sphere of Government , 1843), n’interdisent pas de leur assigner une place fondatrice. Le point de vue pragmatique est toujours latent chez Spencer qui se refusa toujours par ailleurs à dissocier la prévision scientifique de la connaissance rudimentaire et à voir dans la science «autre chose qu’un développement d’un ordre supérieur de la connaissance vulgaire». On y trouve en effet exprimée la croyance en des lois naturelles partout agissantes dont le «dérangement» explique les maux dont souffre la société présentée comme une machine complexe que le gouvernement doit maintenir en équilibre. «Tout dans la nature a ses lois», la société qui recourt au principe d’«auto-adaptation », comme l’individu qui est en relation spécifique avec le monde extérieur dans lequel il vit. L’idée de l’universalité de la «causation» naturelle était acquise. Huit ans plus tard, dans sa Statique sociale (Social Statics ), il assignait, comme causes à l’adaptation progressive de la constitution aux conditions, la croissance ou la décroissance de l’organe correspondant à l’utilisation ou à l’abandon de la fonction, ainsi que la disparition des individus insuffisamment adaptés aux exigences de leur vie. La nature étant désormais comparée à un organisme vivant, la référence jusque-là implicite à la thèse lamarckienne de la transmutation des espèces, qu’il avait trouvée exposée et réfutée dans les Principles of Geology de Charles Lyell, était affirmée dans la série d’articles aux titres significatifs qui comprend L’Hypothèse du développement , La Théorie de la population et Le Postulat universel (1852-1853). Cependant, un an avant que ne paraisse Le Postulat universel , où l’influence de Mill est nettement visible, les conséquences qu’il tirait de la loi de Baer lui faisaient franchir une nouvelle étape.

La généralisation de la loi de Baer

C’est en rendant compte pour la Westminster Review de la troisième édition (1851) des Principles of Physiology General and Comparative de W. Carpenter que Spencer repéra l’énoncé de la loi de Baer et son application à la biologie animale ainsi qu’à la biologie végétale. «Ajoutée à ma réserve d’idées générales, écrit-il dans son Autobiographie , cette idée [que le développement de tout organisme consiste en un changement de l’homogène à l’hétérogène] ne resta pas longtemps latente, je l’étendis bientôt à certains phénomènes de l’ordre super-organique.» On en trouve, en effet, la première extension dans les essais sur La Philosophie du style (oct. 1852), où Spencer indique que le progrès dans le style doit produire une hétérogénéité croissante dans les modes d’expression, dans L’Art de l’éducation (mai 1854), qui montre que le développement de l’esprit consiste en une progression de l’homogène à l’hétérogène et de l’indéfini au défini, et dans La Genèse de la science (juill. 1854), étude née d’un désaccord fondamental sur la classification contienne des branches du savoir à laquelle était opposée l’idée d’une hétérogénéité croissante du corps général des sciences à l’intérieur duquel l’intégration et la différenciation marchent de pair. Avec Les Principes de psychologie que Spencer publiait en 1855, la théorie générale de l’évolution, précédemment ébauchée dans Les Manières et la mode (avr. 1854), où l’auteur s’interrogeait sur l’origine des conventions sociales auxquelles les individus se soumettent sans protester, était appliquée à la genèse de l’esprit dont il était prouvé qu’il évolue de la même manière (naturelle) que l’organisation corporelle.

Il restait à trouver les raisons de l’universalité de la croissante hétérogénéité constatée à tous les niveaux. Passant, dans son essai sur Le Progrès (avr. 1857), de l’induction à la déduction, Spencer interprétait le changement de l’homogène en hétérogène comme le résultat de l’incessante multiplication des effets, puis l’expliquait dans Les Lois ultimes de la physiologie (oct. 1857) par l’instabilité de l’homogène, avant de faire dériver ces deux lois, vers la fin de l’année 1857, des principes physiques qu’exprime la loi de la persistance de la force: l’indestructibilité de la matière et la continuité du mouvement. Au cours des quatre années suivantes, Herbert Spencer établissait successivement la persistance des relations entre les forces, la transformation et l’équivalence des forces, la continuité de direction et le rythme du mouvement qui suit les lignes de moindre résistance. Il aboutissait finalement en 1862 à la formulation de la célèbre loi de l’évolution qui présente toutes les transformations constituant l’évolution et la dissolution (l’état d’équilibre atteint au terme de la croissante hétérogénéité ne pouvant se prolonger indéfiniment) comme des conséquences de la redistribution continue de la matière et du mouvement: «L’évolution est une intégration de matière accompagnée d’une dissipation de mouvement pendant laquelle la matière passe d’une homogénéité indéfinie, incohérente à une hétérogénéité définie, cohérente et pendant laquelle le mouvement retenu subit une transformation analogue» (Premiers Principes ). La seule précision, mais capitale et souvent négligée, qu’il devait apporter à cet énoncé lors de la refonte (1867) du chapitre des Premiers Principes consacré aux conditions essentielles de l’évolution est que la formation d’un agrégat cohérent (intégration) est le trait universel de l’évolution, tandis que l’augmentation de l’hétérogénéité (processus secondaire) ne s’ensuit pas nécessairement. Désormais, la voie était tracée: il lui fallait «montrer les phénomènes de l’évolution dans un ordre synthétique».

Passage de la physique mécaniste à la métaphysique de l’inconnaissable

L’unification théorique à laquelle Spencer est ainsi parvenu doit beaucoup à la Correlation of Physical Forces de W. Grove, ouvrage, d’ailleurs cité par Carpenter, antérieur d’un an au mémoire de Helmholtz Sur la conservation de la force (1847), dont Ostwald a dit toute l’influence qu’il a exercée au XIXe siècle sur l’histoire des idées. Sans doute pouvait-il également attribuer à Humboldt une certaine influence sur le développement de sa pensée: il lut avec attention le Kosmos pendant ses années de maturation. Mais si son entreprise reçut des travaux de Wallace et de Darwin (L’Origine des espèces , datant de novembre 1859) une confirmation éclatante, elle n’emprunte rien à la philosophie positiviste d’Auguste Comte qui, comme on sait, rejeta l’évolution organique des espèces et prit parti pour Cuvier dans le débat qui opposa ce dernier à Lamarck. Récusant à juste titre cette filiation, Spencer ne semble pas avoir admis la réelle parenté qui, en revanche, unit sa théorie de la connaissance impliquée par sa conception de la force à celle de Kant dont il critiqua vivement l’analyse des catégories de l’espace et du temps qui la fonde. Il entendait, comme il l’indique dans l’Autobiographie , faire adopter le point de vue évolutionniste «sans affirmer aucune croyance métaphysique ou théologique». De là, la partie préliminaire des Premiers Principes (où, ménageant l’esprit de son époque, il répudiait également le matérialisme) consacrée à l’inconnaissable, partie qui, paradoxalement, pensa-t-il, attira l’attention des lecteurs au détriment des chapitres suivants. En fait, l’agnosticisme de Spencer manifeste bien l’aspect de compromis que revêt son œuvre où la science et la religion sont réconciliées et la dynamique et la statique réunies. En effet, s’il reprit à son compte la distinction kantienne des effets et des causes en assignant comme but à la science, qui ne peut connaître la nature de l’énergie de la force, l’étude des manifestations de l’inconnaissable, il se sépara radicalement de Kant en affirmant que les généralisations empiriques que sont les lois dégagées de l’accumulation des données n’ont pas un caractère de probabilité, mais bien de nécessité. On comprend qu’il se soit, de préférence à Kant, référé à Hamilton et à Mansel, qui font de l’infini, que la raison est impuissante à atteindre, l’objet de la religion, bien qu’ils lui confèrent une origine surnaturelle alors que lui-même le faisait dériver d’une conscience imprécise.

En cherchant à expliquer mécaniquement l’univers, conçu comme un ensemble de rapports dynamiques, comme un organisme vivant, au sein duquel la différenciation de plus en plus parfaite aboutit à une coordination de plus en plus harmonieuse, Spencer réalisait la synthèse de la philosophie réformatrice du XVIIIe siècle et de l’idéalisme allemand du début du XIXe siècle. Seule, ainsi que Berthelot l’a remarqué, la confusion de la force mécanique, simples rapports mathématiques entre les changements physiques, et de la force inconnaissable, principe commun de l’esprit et de la matière, pouvait le permettre.

Or, il n’est pas indifférent de rappeler, outre sa lecture critique de Bentham, qu’il eut connaissance de la vision organiciste contenue dans le System des transzendentalen Idealismus de Schelling par l’ouvrage, également cité par Carpenter, de S. T. Coleridge, Hints Towards the Formation of a More Comprehensive Theory of Life (1848), et que la notion d’individuation qu’il tient de ce dernier est incluse dans celles de développement (Entwicklung ) et de différenciation (Differenzierung ) du romantisme allemand. Mais, tandis que, chez Schelling, l’évolution universelle est l’expression de l’idéalisme transcendantal, l’absolu idéal se confondant avec l’absolu réel, elle apparaît chez Spencer comme la synthèse des évolutions particulières préalablement étudiées qui, toutes, obéissent à la même loi.

En tant que généralisation des connaissances obtenues par voie expérimentale, l’évolutionnisme devait donc constituer la première synthèse philosophique construite à partir de données scientifiques et inductives. Il revenait à la philosophie, «savoir complètement unifié», de coordonner les lois découvertes dans chaque domaine particulier et de procéder à une intégration qui ne serait en rien métaphysique. Car si des commencements, des équilibres, des fins peuvent être repérés dans des cadres spatio-temporels limités, rien n’indique que tout l’univers suive ce mouvement: la question hégélienne de la finalité qui préside à ces transformations appartenait, pour Spencer, au registre de l’Inconnaissable, réalité inconditionnée sans commencement ni fin, «corrélatif nécessaire» de la force que nous connaissons.

L’extension à la sociologie du «postulat universel»

La connaissance unifiée devait précisément résulter du système rationnel élevé sur le principe de la persistance de la force reconnu agissant dans l’«organique» comme dans le «sur-organique», domaine pour l’étude duquel Spencer a emprunté au premier quelques notions essentielles.

Revus par Huxley pour la zoologie et par Hooker pour la botanique, les Principes de biologie (1864-1867), ouvrage que son auteur considérait «comme ayant le plus de valeur», reprenaient, en la fondant dans la théorie générale de l’évolution, la doctrine darwinienne, ébauchée par Malthus, de la sélection naturelle. En ramenant, d’autre part, l’acquisition d’une structure différenciée à la subdivision croissante des fonctions, Spencer appliquait à la vie organique l’idée de Milne-Edwards de la division physiologique du travail; idée riche de prolongements, car, si celle de la lutte pour la vie fut exploitée par Bagehot et Gumplowicz, on peut dire que De la division du travail social lui doit un de ses points de départ, même si Durkheim ne l’a pas expressément mentionné, et le fonctionnalisme une de ses sources. Dans les Principes de sociologie , dont les trois volumes parurent entre 1877 et 1896, les structures et les fonctions sociales furent donc comparées aux structures et aux fonctions biologiques précédemment étudiées.

Mais il ne faut pas exagérer le «biologisme» de Spencer. Malgré des abus de comparaison, il n’omit pas de souligner les dissemblances existant entre les organismes régis par la loi de la symétrie et la société qui est, par nature, asymétrique. Ses convictions politiques et éthiques l’amenèrent même à accentuer certaines différences qui distinguent les sociétés humaines des sociétés animales. En déclarant que les cellules de l’unité biologique sont subordonnées au tout, tandis que la société doit exister pour l’intérêt de chacun de ses membres, Spencer visait le socialisme dans lequel il voyait la forme moderne du despotisme militaire.

Il convient de même d’observer que son évolutionnisme, s’agissant des phénomènes sociaux, n’eut rien de rigide. Si sa typologie où s’opposent société militaire et société industrielle n’est pas sans rappeler celle de Comte, ni sans présenter bien des affinités avec les types sociaux caractérisés par Durkheim, elle gagne à être rapprochée de la classification élaborée par Oswald Spengler en termes nietzschéens et qui, comme on sait, a été reprise par Ruth Benedict dans ses Patterns of Culture . Bien que la vision cyclique en soit absente (encore que Spencer ait précisé que les sociétés naissent et meurent comme les individus et qu’à ses yeux le socialisme soit apparu comme une régression), la typologie spencérienne doit être dissociée du schéma optimiste d’une progression linéaire, solidaire du développement du machinisme. Ainsi que l’a remarqué J. Cazeneuve, ce sont les conditions qui sont faites aux individus et les institutions qui les régissent qui ont fourni à l’auteur des Principes les critères de sa dichotomie. D’où ses longues analyses consacrées aux institutions domestiques, cérémonielles, politiques, ecclésiastiques, industrielles et professionnelles, dont l’amélioration doit suivre la décadence de l’organisation militaire que Spencer dit, cependant, initialement essentielle, puisque c’est par la guerre, qui joue un grand rôle dans la genèse du pouvoir politique, que les peuples parviennent à la notion d’État.

Sous cet éclairage, son portrait du primitif n’apparaît pas sans nuances. On a critiqué son explication de la religion primitive, qui part de la constitution de la notion de dualité pour aboutir, par la croyance à la survie du double et la formation de la notion d’esprit, au culte des ancêtres, et l’on a mis en doute l’«évidente» acquisition de la notion de dualité sur laquelle elle se fonde, par le primitif identifié à l’enfant du civilisé. Il est de fait que, dans le premier volume des Principes de sociologie , l’unité des processus mentaux est postulée, la fonction spécifique des pratiques rituelles négligée, et que, prisonnier de son interprétation individualiste, Spencer n’a pas su voir dans les croyances ces représentations collectives que Durkheim et Mauss devaient mettre en lumière. Mais on peut se demander si certaines de ses explications ne sont pas plus modernes que celles d’un Lévy-Bruhl qui, dans ses premiers ouvrages, a opposé radicalement la mentalité prélogique du primitif et la mentalité du civilisé. «Nous devons partir du postulat que les idées primitives sont naturelles et, dans les conditions où elles se produisent, rationnelles», écrit Spencer (Principes de sociologie , t. I), pour qui le primitif, remplaçant les relations complexes par des relations simples, aboutit à un classement erroné dans la mesure où la complexité des choses ne correspond pas à la complexité de son esprit. On peut se demander également si certaines des «illusions évolutionnistes» dénoncées par A. Lalande n’ont pas contribué au développement de la théorie psychanalytique dans laquelle on sait la place importante qu’occupent les processus d’intégration; à moins qu’elles n’en relèvent directement comme ces idées de sommeil et de rêves (ibid. , t. I, chap. X), ou la notion de double qui bénéficierait d’être rattachée à un souvenir d’enfance de Spencer (Autobiographie ). Il est établi, en tout cas, que les idées de multiplication des effets, de ségrégation, d’interdépendance ont été intégralement reprises par Pareto dans son analyse de la mutuelle dépendance des phénomènes sociaux.

Ne serait-ce que par l’extraordinaire richesse des matériaux mis en œuvre par Spencer, qui est à l’origine d’une vaste collecte des données d’où il voulait dégager des «corrélations sociologiques» que les historiens de son temps étaient, croyait-il, incapables d’apercevoir, les Principes de sociologie sont autre chose que la simple illustration de la thèse aujourd’hui contestée du progrès conçu comme une «nécessité bienfaisante».

Encyclopédie Universelle. 2012.